Clémence travaille de ses mains des matériaux familiers le tissu, la maison, les ballons. De sa tête elle conçoit dans l’espace des agencements, des paysages, des assemblages. Elle a la volonté d’interroger le beau, et d’en faire valoir ses capacités à tenir « l’ennemi éloigné ».
Elle est diplômée (DNSEP) de l’École Supérieure d’Arts d’Aix en Provence en 2015, depuis elle fréquente des ateliers, de ceux de l’art contemporain aux Capucins à Embrun à ceux de l’Opéra, elle construit de tout bois. Elle assistes les plasticien.e.s Eva Taulois, Julien Tardieu ou Florent Dubois entre autres. Pour jouer avec l’espace publique et le tissus, elle co-crée Crash-Test et recouvre les voitures de 2016 à 2018. Progressivement elle s’ouvre à l’art vivant, propose des accessoires et des costumes pour HIATUS de Maëlys Rebuttini et pour Robin Decourcy. Elle assiste un scénographes pour Christelle Harbonn, fais des accessoires pour Louis Vanhaverbreke et devient machiniste aux plateaux de théâtres à Bordeaux en particulier ou elle côtoie la création scénique actuelle, et participe notamment a la construction des décors de Baptiste Amann. Elle se voue à scénographier, accessoiriser et costumer le spectacle par fascination et conviction des possibilités de traduction et de compréhension du monde qu’il permet.


 

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Enfant, Lou Montézin, passe sa vie dans les forêts à construire des cabanes et dessiner des mondes multicolores. Adulte, elle choisit le chemin du dessin puis du théâtre, et finalement de la danse. Elle rentre à l’école Auguste Renoir, puis au Conservatoire de Paris. En parallèle elle intègre la classe Nadia Vadori Gauthier ou elle apprend des techniques de BMC, d’improvisations instantanées et de Contact Improvisation. Elle est alors invitée à performer avec le Corps Collectif. Elle quitte la France et décolle pour la Nouvelle-Zélande. Elle s’éloigne petit à petit des sentiers battus et de la vie urbaine. Au Laughing Horses, à Glenhope, et à Takaka par la suite, elle donne des ateliers de mouvement et de dessin. Aux Etats-Unis elle rencontre un musicien, Aaron Georges Baker, avec qui elle fera plusieurs cours métrages et des clips vidéo. Sur la route du Far West, ils donnent par ci par là des concerts dans des bars. Ils enregistrent un album dans les Red Wood Forest, en orchestre avec les biches et les rapaces. Le pas suivant était fait sur mesure : suivre l’enseignement de Daria et d’Anna Halprin à Tamalpa en Californie, ainsi que S. Haufman Soto, Ken Otter et Dohee Lee. Quand elle rentre à Marseille elle commence à travailler principalement en art de rue pour Ornic’Art, la compagnie Erd’O dans J’ai peur quand la nuit sombre, puis pour les Trek Danse de Robin Decourcy et à présent pour HIATUS, la nouvelle création de Maëlys Rebuttini.
 

Ancien joueur, entraîneur et arbitre de basket, Yannick Gonzalez Altmann est comédien et musicien (chant, clarinettes, batterie). Il est diplômé de l’École Supérieure d’Art Dramatique Du Théâtre National de Strasbourg (TNS) en 2017 où il travaille durant 3 ans avec Julien Gosselin, Annie Mercier, Lazare, Laurent Sauvage, Stanislas Nordey, Alain Françon, Bruno Meyssat, Blandine Savetier, Emmanuelle Huyn, Françoise Rondeleux, Marx Proulx.
Depuis, son quotidien s’articule autour de collaborations avec des metteurs en scène reconnu.e.s comme Alain Françon, Françoise Gillard de la Comédie-Française et Clément Pascaud puis des démarches personnelles dont il est à l’initiative comme Vadrouille(s), actuellement en Creuse avec la Métive, ou l’écriture de Bords de route, un projet de moyen métrage. Il apprécie inviter et constituer des équipes. Il souhaite jouer et chercher en intérieur et en extérieur, par le mouvement, le jeu, la musique, le chant. Dans HIATUS, il affine une relation profonde et singulière de travail avec l’artiste Maëlys Rebuttini.

 

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Juliano Gil  est un musicien, artiste plasticien franco brésilien né en 1992. Il vit et travaille à Marseille. Son travail parle de musique et d’images, il s’incarne dans la performance, la vidéo, le papier, sur divers supports d’écoute et par l’installation avec une attention toute particulière au geste musical, ce qui est fait, ce qui est reçu. Ces dernières années, sa pratique a pris de nouvelles formes dans le collectif, où il peut s’incarner dans la multiplicité d’action, la liberté que ces collaborations lui donnent à travers leur contraintes. Pouvoir changer de rôle au gré des projets, tout en s’y immergeant totalement, c’est à cela que Juliano Gil s’applique. Actuellement Juliano Gil est « Gil »  pour Hiatus, tente de décloisonner l’art et la fête avec le collectif Chic d’Amour (créé avec Julien Bourgain et Morgan Patimo), met en son et en bruits pour le projet Bandits (dirigé par Robin Decourcy), essaie d’écrire des tubes dans le groupe de pop À Tâtons (avec David Gauthié). Par le passé, Juliano Gil a pu exposer au FRAC PACA, à la Compagnie Belsunce ou au château La Coste, faire un disque dans le désert lors de la résidence Kafila (institut français du Maroc), jouer de l’orgue dans la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence, produire un album du groupe de punk légendaire Gay Porn Interacial, faire des concerts avec Alaplaj, Moju Moju, le Marseille Labo Band, À Tâtons.